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Les papotis de Sophie - Page 361

  • La tête ne sert pas qu'à retenir les cheveux de Pauline Penot et Sabine Panet

     Tradition 

    tete cheveux.jpgOn retrouve ici avec plaisir la chaleureuse famille Bocoum. L'ainée, Awa,  (qui a échappé à un mariage non désiré, voir tome 1) prépare son bac, mais suite à des douleurs, elle découvre qu'elle est excisée. Elle veut en savoir plus sur cette pratique et tremble pour sa jeune soeur. En parallèle, on suit la vie de sa tante célibataire, l'indépendante qui tombe amoureuse, adieu la liberté ? 

    Un roman  qui aborde un sujet tabou, peu traité dans la littérature de jeunesse. Respect des traditions, liberté, racisme, préjugés, famille, des thèmes importants pour une histoire prenante et pleine d'humanité. Bravo au duo d'auteurs.

    T. Magnier, 2015    Public : à partir de 13/14 ans

  • Humeur noire à Venise d'Olivier Barde-Cabuçon

     Meurtres italiens 

    venise.jpgVenise : ses rues étroites, ses intrigues, ses castes. Un Venise historique où le commissaire aux morts étranges le chevalier Volnay quitte Paris et vient avec son père enquêter sur un meurtre. Manipulations et masques sont au rendez-vous.

    Un polar où enjeux politiques et économiques des grandes familles vénitiennes se côtoient au 18ème siècle teinté d'histoires amours impossibles. 

    Un enquêteur à découvrir, ambiance assurée.

    Actes sud, 2015       Public : adultes 

     

  • Tiramisu fraicheur

    tira fraicheur.jpg

    Faire une petite compote de rhubarbe (dès de rhubarbe et sucre, selon votre goût , parfumer avec vanille, cannelle ou badiane). Repartir dans des coupes, laisser refroidir,

    Casser dans chaque coupe 2 gros biscuits (genre sablé breton)

    Battre 3 jaunes d'œuf avec 80 g de sucre, rajouter un pot de mascarpone et les 3 blancs battus en neige

    Répartir dessus vos coupes et mettre au frais.

     

    Avec la rhubarbe du jardin, je n'ai pu faire que trois coupes, et j'ai rajouté à la compote des fraises. Avec le reste de mascarpone j'ai fait un petit ch'tiramisu : spéculos trempés dans le café.

    Bon appétit

  • Le caméléon et les fourmis blanches d'Emmanuel Bourdier

     Aider 

    caméleon.jpgCasimir est enseignant en primaire. Il a du mal à s'engager et ne veut pas d'enfant. Son amie le quitte. Cette année dans sa classe il a un jeune élève, malien sans papiers, assez rebelle face à l'école. Lorsque son père lui confie l'enfant pour se cacher, comment va-t-il réagir ?  

    Deux voix dans le récit : celle de Casimir et celle de l'enfant Issa, la cohabitation de deux personnes si différentes provoque peur, incompréhension, des sentiments à vif où peur et tristesse  voisinent.

    Une belle histoire, rien n'est simple ou édulcoré. On retrouve la sensibilité de l'auteur que j'avais appréciée dans Summertime blues.

    Joie de lire, 2015    Public : à partir de 11 ans

  • Ma petite soeur d'occasion d'Eric sanvoisin

     Adoption 

    racismeHugo apprend avec surprise que ses parents adoptent une petite fille. Il n'est pas du tout ravi , en plus elle viens d'Ethiopie, elle a la peau noire et porte un prénom ridicule Fabyby. C'est trop la honte, que vont dire ses copains, les caïds de l'école ?

    Un roman sur l'adoption, mais aussi sur le racisme "ordinaire". Hugo va, grâce à une nouvelle amie, ouvrir les yeux et se rendre compte de la méchanceté de sa bande. Ne rien dire, laisser faire et tyranniser les plus petits c'est accepter et être complice. Hugo décide de changer, pas facile.

    Comme à son habitude, Eric Sanvoisin propose un roman plein de vie, un regard sur notre société. Hugo murit doucement, s'ouvre aux autres. Un roman qui aborde l'adoption avec un zeste d'humour et parle du harcèlement à l'école.

    Nathan, 2016         Public : à partir de 8/9 ans

    J'en profite pour rappeler que dans un précédent roman pour ados, (1,2,3... Foulard) l'auteur parlait de ce jeu mortel qui fascine certains jeunes. C'est important que la littérature de jeunesse à travers des fictions porte un regard distancé mais aceré sur notre société. Ne censurons pas ces ouvrages forts et engagés sous prétexte qu'ils nous mettent mal à l'aise. Faisons confiance aux auteurs et aux lecteurs et nous les "prescripteurs" lisons avec attention ces textes et parlons-en.